Ils ont réussi, pourquoi pas vous ?

Si vous aussi, vous souhaitez témoigner dans cette rubrique, contactez-nous.

 

Gurnud & Wagner

Témoignage de Philippe WAGNER, Président Directeur Général
et de Samuel GURNAUD, Responsable Export de la société BAZIN

Quelle stratégie avez-vous mis en place pour développer l’export ?
Nous avons démarré l’export récemment, depuis le début des années 2000.
Dans une 1ère étape, nous avons ciblé les pays en fonction de leurs habitudes de consommation et du nombre d’intervenants sur les marchés des plats cuisinés et autres.
Pour assurer cette mission, nous avons recruté une assistante trilingue Français Allemand et Anglais.

Nous avons dans un 1er temps favorisé la prospection des industries étrangères qui vendent leurs plats cuisinés, en France de manière à ne pas être contraint de modifier les produits et recettes.

Par la suite, nous avons développé spécifiquement des produits en collaboration avec les services R&D étrangers de nos prospects (jambon spécifique pour l’Allemagne, par exemple).

Avez-vous fait appel au dispositif Public d’Appui à l’export ?
Rarement. Nous avons fait appel à une mission de prospection export via la Banque CIAL pour laquelle nous avons obtenu une participation des pouvoirs publics.

Le bilan global a été peu satisfaisant, car le ciblage des prospects était loin d’être optimal, mais néanmoins certains contacts restent à notre écoute et nous ne désespérons pas de travailler un jour avec eux.

Qu’est ce que l’activité export a apporté à votre entreprise ?
L’activité export a insufflé à notre société un élan de création et d’innovation.
Par-dessus tout, l’export nous a permis d’évoluer fortement sur des points qui ne nous étaient pas demandés en France et qui le sont à l’étranger (Norme BRC, IFS).

De plus nous avons dû adapter bon nombre de nos recettes pour l’exportation et aujourd’hui notre expérience export nous permet de proposer des produits adaptés pour nos clients français qui veulent exporter.

L’export représente pour nous un vrai relais de croissance et notre savoir-faire n’en est qu’amélioré grâce à tous les impératifs et la rigueur qu’exige la vente à l’étranger.

Quels sont les pièges à éviter ?
- Se disperser et vouloir être présent partout

Quels conseils donneriez vous à une entreprise qui démarre à l’export ?
- Se poser un maximum de question sur les produits et les volumes
- Bien appréhender les coûts logistiques
- Préciser les conditions de paiement dès le début des relations
- Toujours travailler avec une assurance crédit
- Fédérer sa direction et la sensibiliser aux exigences de l’export :
· les normes sont différentes à l’étranger et peuvent engendrer des coûts supplémentaires
- L’export doit être vécu dans l’entreprise comme un réel challenge pour l’ensemble des collaborateurs : commerciaux, production, qualité, laboratoire, recherche et développement, Informatique, direction, achats etc.

Seul on n’y arrive pas, le projet doit être fédérateur.

La société ANDRE BAZIN en quelques chiffres

Principales productions :

- fournisseur de PAI pour produits de charcuterie, salaisons sur mesure en frais et surgelés
- IQF à destination des industriels des plats cuisinés, de la pizza, de la conserve et des chaînes de restauration

Marques en France et à l’étranger : André BAZIN pour GMS et RHF

Chiffre d’affaires total : 47 M€, dont 9% à l’export

Effectif total et effectif export : 220 personnes dont 1 et ½ pour l’export

Les saucisses A.BAZIN Les lardons A.BAZIN