« Une de nos priorités en 2006 repose sur la relance de la dynamique de l'industrie alimentaire à l'exportation, indispensable pour les entreprises face à une concurrence croissante sur le marché domestique et une saturation des marchés nationaux. »
Si vous aussi, vous souhaitez témoigner dans cette rubrique, contactez-nous.

Quelle stratégie avez-vous mis en
place pour développer l’export ?
Nous avons démarré l’export récemment, depuis le
début des années 2000.
Dans une 1ère étape, nous avons ciblé les pays
en fonction de leurs habitudes de consommation et du nombre d’intervenants
sur les marchés des plats cuisinés et autres.
Pour assurer cette mission, nous avons recruté une assistante trilingue
Français Allemand et Anglais.
Nous avons dans un 1er temps favorisé la prospection des industries étrangères qui vendent leurs plats cuisinés, en France de manière à ne pas être contraint de modifier les produits et recettes.
Par la suite, nous avons développé spécifiquement des produits en collaboration avec les services R&D étrangers de nos prospects (jambon spécifique pour l’Allemagne, par exemple).
Avez-vous fait appel au dispositif Public
d’Appui à l’export ?
Rarement. Nous avons fait appel à une mission de prospection export via
la Banque CIAL pour laquelle nous avons obtenu une participation des pouvoirs
publics.
Le bilan global a été peu satisfaisant, car le ciblage des prospects était loin d’être optimal, mais néanmoins certains contacts restent à notre écoute et nous ne désespérons pas de travailler un jour avec eux.
Qu’est ce que l’activité
export a apporté à votre entreprise ?
L’activité export a insufflé à notre société
un élan de création et d’innovation.
Par-dessus tout, l’export nous a permis d’évoluer fortement
sur des points qui ne nous étaient pas demandés en France et qui
le sont à l’étranger (Norme BRC, IFS).
De plus nous avons dû adapter bon nombre de nos recettes pour l’exportation et aujourd’hui notre expérience export nous permet de proposer des produits adaptés pour nos clients français qui veulent exporter.
L’export représente pour nous un vrai relais de croissance et notre savoir-faire n’en est qu’amélioré grâce à tous les impératifs et la rigueur qu’exige la vente à l’étranger.
Quels sont les pièges à éviter
?
- Se disperser et vouloir être présent partout
Quels conseils donneriez vous à une
entreprise qui démarre à l’export ?
- Se poser un maximum de question sur les produits et les volumes
- Bien appréhender les coûts logistiques
- Préciser les conditions de paiement dès le
début des relations
- Toujours travailler avec une assurance crédit
- Fédérer sa direction et la sensibiliser aux exigences
de l’export :
· les normes sont différentes à l’étranger
et peuvent engendrer des coûts supplémentaires
- L’export doit être vécu dans l’entreprise comme un
réel challenge pour l’ensemble des collaborateurs
: commerciaux, production, qualité, laboratoire, recherche et développement,
Informatique, direction, achats etc.
Seul on n’y arrive pas, le projet doit être fédérateur.
La société ANDRE BAZIN en quelques chiffres
Principales productions :
- fournisseur de PAI pour produits de charcuterie, salaisons
sur mesure en frais et surgelés
- IQF à destination des industriels des plats cuisinés, de la
pizza, de la conserve et des chaînes de restauration
Marques en France et à l’étranger : André BAZIN pour GMS et RHF
Chiffre d’affaires total : 47 M€, dont 9% à l’export
Effectif total et effectif export : 220 personnes dont 1 et ½ pour l’export
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