« Une de nos priorités en 2006 repose sur la relance de la dynamique de l'industrie alimentaire à l'exportation, indispensable pour les entreprises face à une concurrence croissante sur le marché domestique et une saturation des marchés nationaux. »
Face à la concurrence de plus en plus intense entre circuits et mode de distribution, les conditions d’achat, l’efficacité logistique et la qualité des services offerts aux clients sont essentiels pour assurer une bonne marge à l’export.
A ce stade, les appuis des organismes publics sont plus limités. En revanche, certaines banques privées peuvent prendre le relais et offrir des services personnalisés aux entreprises.
Notre conseil : Pour la bonne mise en œuvre de cette étape, une bonne formation en commerce international est indispensable.
| Rédiger son offre | Optimiser sa logistique | Couvrir ses risques | Sécuriser ses paiements |
Le financement des activités export doit respecter les mêmes règles qu’une activité nationale mais la gestion de la trésorerie doit tenir compte du fait que les opérations peuvent se faire dans une autre monnaie (coût supplémentaire de change,…) et que les délais de rapatriement des fonds sont plus longs.
Il est vivement conseillé d’élaborer un plan des besoins de trésorerie.
Pour sécuriser ses opérations financières, des instruments et techniques de paiement spécifiques sont indispensables. Il importe de bien choisir son mode de paiement en fonction du pays de destination.
Notre conseil : il
est très fortement conseillé d’exclure autant
que faire se peut, les certificats sanitaires et phytosanitaires de la
liasse des documents exigés dans le cadre des techniques de paiement
de la remise documentaire et des crédits documentaires.
En effet, la mention de ces documents techniques peut être source
de graves difficultés ultérieures lors du paiement. Dans
tous les cas, si la présence de ces documents est exigée
par l’acheteur, il faut s’assurer que :
- la règlementation
du pays de destination exige bien ce document (sinon les services français
seront dans l’incapacité de les fournir)
- la rédaction du document
(en double traduction français et anglais) est bien conforme aux
exigences règlementaires du pays ciblé.
Dans certains pays, des acheteurs indélicats peuvent ne pas respecter
les usages et les obligations de ces différentes techniques de
paiement. Il est conseillé dans tous les cas de se renseigner auprès
des différents opérateurs (compagnies d’assurances
et banques) avant de conclure une affaire.
http://www.bordeaux.cci.fr/cci
Les quatre principales techniques de paiement pour sécuriser ses opérations :
1/ Encaissement simple : risques importants de non paiement à réserver aux échanges entre filiales ou partenaires de longue date
2/ Contre remboursement
(Cash on Delivery COD)
La livraison de la marchandise ne s’effectue que contre paiement.
Cette technique ne prévient pas contre le risque de refus de paiement
à la livraison avec les frais de réexpédition par
le vendeur. A n’utiliser que pour des marchandises de faible valeur.
3/ Remise documentaire : l’exportateur mandate une banque pour recueillir le règlement en échange de remise documentaire. Cette technique nécessite une gestion administrative assez lourde.
4/ Crédit documentaire irrévocable et confirmé : technique la plus onéreuse mais aussi la plus sécurisée, très utilisée en commerce international. Il engage la banque confirmatrice et la banque émettrice vis-à-vis de l’exportateur sur les risques qui peuvent empêcher le règlement.
Qui peut aider ?
Guide classe export http://bao.classe-export.com/paiement.php
Banque de développement des PME (OSEO,
ex BDPME)
Banques privées :
-Natexis Banques populaires : http://www.nxbp.fr/
-Crédit Agricole : http://www.credit-agricole.fr