La règlementation douanière des exportations
vers les pays tiers

Les enjeux
Afin d’assurer que le produit atteindra bien sa destination finale dans les délais prévus, l’exportateur doit veiller à la bonne exécution des formalités douanières et fiscales, celles-ci étant un élément incontournable de la chaîne logistique.

Aucune marchandise ne peut sortir du territoire de l’Union européenne sans avoir fait l’objet d’une déclaration en douane.

En règle générale, la déclaration douanière suit le mouvement de la marchandise, et se fait de manière concomitante avec le mouvement physique de la marchandise.

Pour des précisions sur le code des douanes communautaires.

Notre conseil : Les procédures douanières pour l’exportation vers les pays tiers sont contraignantes et complexes mais l’entreprise a la possibilité de faire appel à un commissionnaire en douanes agréé, pour les réaliser, et ainsi libérer l’entreprise de cette tâche délicate.

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Qui peut aider ?

Renseignements téléphoniques des douanes: Info Douanes Services
N° Indigo : 0820 02 44 44 (0,12 € TTC/minute)

Les cellules conseils aux entreprises des douanes:
Liste des cellules conseils disponible sur :
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Les guides publiés par la douane à télécharger gratuitement :

Pour tout savoir sur les formalités douanières pour les échanges extracommunautaires :
Un fascicule explicatif à télécharger sur www.douane.gouv.fr/

Principes fondamentaux Gérer les opérations de dédouanement Procédures douanières Régimes à l’export Restitutions à l’export Chantiers de réforme en cours

Les régimes à l’export

Régime de transit
Régimes douaniers économiques
Autres régimes

I. Régime de transit

Ce statut permet à une marchandise sous douane de circuler sur le territoire communautaire, ainsi que sur le territoire des pays adhérents à la convention Transit Commun, en franchise de droits, taxes et mesures de politique commerciale jusqu’à leur destination finale, avec des formalités douanières minimales aux frontières intermédiaires. L’utilisation de ce statut nécessite la mise en place d’une caution.

Le recours au transit est obligatoire pour les produits agroalimentaires bénéficiant de restitutions, lorsque la destination finale est un des pays de l’AELE ou la Roumanie, ou lorsque un des pays de l’AELE est traversé avant d’atteindre une destination pays tiers. Dans ce cas, un T1 accompagné d’un T5 est obligatoire.

Aujourd’hui, cette procédure est entièrement informatisée (NSTI). L’application Transit, basé sur l’utilisation de systèmes informatiques interconnectés par voie électronique (EDI), est destinée à gérer à terme l’ensemble des opérations de transit sur les territoires douaniers de l’Union européenne, de l’AELE (Suisse, Norvège, Liechtenstein et Islande) et de la Roumanie.

Notre Conseil : lorsque sur certaines destinations, l’optimisation de la logistique impose de sortir du territoire de l’Union européenne par un autre Etat membre que le territoire national, il est préférable d’avoir recours à l’option suivante : utiliser l’exemplaire 3 du DAU qui accompagne la marchandise jusqu’à la sortie du territoire de la Communauté (bureau de sortie de la CE). Ce formulaire est ensuite renvoyé au bureau de douane pour attester de la sortie du territoire communautaire. Cette pratique évite d’avoir à mettre en place la caution du transit.

Dans quel cas utiliser le transit ? Une entreprise témoigne :
« Nous utilisons le régime de transit pour nos produits en réexportation suite à un Perfectionnement Actif. La caution mise en place lors de l’importation des matières premières ne pouvait être libérée qu’au retour de l’exemplaire 3 du DAU visé par le bureau de douane de sortie de la CE. Le retour de ces documents et notamment depuis les ports du Nord (Anvers et Rotterdam) pose un réel problème à tous les exportateurs. Nous avons donc opté pour la solution T1 qui libère de suite notre caution import. C’est la caution du transit qui prend le relais, celle-ci étant libérée plus facilement avec la mise en place du NSTI. »

Pour plus d’informations :

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II. Régimes douaniers économiques

Le code des douanes communautaires prévoit l’existence d’un grand nombre de régimes douaniers économiques. L’objectif de ces régimes est de favoriser certaines activités de négoce international ou d'industrie sur le territoire de l' Union européenne.

Ces régimes correspondent aux 3 fonctions clé de l’entreprise : le stockage (régime de l’entrepôt), l’utilisation (régime de l’admission temporaire) et la transformation (régime de perfectionnement actif et de la transformation sous douane).
Ils permettent de bénéficier sous certaines conditions de la suspension des droits, taxes et autres formalités du commerce extérieur.
C’est le motif économique de l’opération envisagée qui détermine le choix d’un régime économique. Pour des opérations complexes, plusieurs régimes douaniers économiques peuvent être appliqués successivement.

Schématiquement, la mise en œuvre de ces régimes nécessite toujours :
    une demande d’autorisation de régime économique
    la mise en place par le titulaire d’une garantie des droits et taxes suspendus
    le placement des marchandises sous le régime
    le séjour sous le régime
    l’apurement du régime par l’attribution d’une destination douanière autorisée

Pour en savoir plus :
Document sur les régimes douaniers économiques : http://www.douane.gouv.fr/

Le régime douanier économique le plus fréquemment utilisé pour l’exportation des produits IAA est :

- Le régime de perfectionnement actif (RPA) dit de transformation.
Ce statut permet de bénéficier d’une suspension des droits et taxes à l’importation des matières premières en provenance des pays tiers, quand ces matières premières sont ensuite incorporées dans des produits finis destinés à être exportés vers des pays tiers.
Néanmoins, si des matières premières communautaires éligibles aux restitutions sont également incorporées, elles pourront bénéficier des restitutions à l’export pour leur partie.

Il existe plusieurs modalités de mise en œuvre du RPA :

L’exportation anticipée :
Elle est possible en suivant certaines obligations. Ce système permet d’utiliser des matières premières agricoles communautaires pour la transformation avant de recevoir les matières en provenance de l’étranger. La réexportation du produit fini pourra être réalisée avant la réception des matières tierces sans bénéficier de restitution.
Cette modalité va de pair avec le recours à l’équivalence.

Le recours à l’équivalence :
A la réception des matières premières en provenance des pays tiers, celles-ci apureront le régime de RPA à l’équivalence, ce qui signifie que :
- elles seront importées dans l’Union européenne en exonération des droits et taxes
- les produits finis obtenus à partir de ces matières bénéficieront des restitutions comme une matière première communautaire

Pour bénéficier de ce système, il faut satisfaire à un grand nombre de conditions économiques lors du dépôt de la demande de RPA. Aujourd’hui, cette obligation constitue toujours un frein important à l’utilisation de ce régime.

En cas de recours à l’équivalence, les produits agricoles sont soumis à la règlementation de l’annexe 74 du document d’application du code des douanes communautaires (DAC) sur les dispositions particulières relatives aux marchandises équivalentes.

A noter : il est possible d’avoir recours à l’équivalence sans exportation anticipée.

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III. Autres régimes

- L’exportation temporaire (ET)
Elle permet l’exportation temporaire de produits à des fins de présentation de salons, foires et expositions puis de bénéficier par la suite de franchise sur les droits et taxes lors de la réimportation. Dans ce cas, le produit doit être réimporté en l’état.

- Le carnet ECS (Exportations d’Echantillons Commerciaux)
Cette procédure mise en place par la convention de Bruxelles de 1956 couvre l'exportation des échantillons commerciaux et des films publicitaires.

Depuis la création des carnets A.T.A, cette procédure ECS n'est plus utilisée actuellement que dans les relations avec certains pays africains francophones.

- Le carnet ATA (Admission Temporaire)
Le carnet ATA a été signé lors de la Convention internationale à Bruxelles le 6 décembre 1961. Il permet la libre circulation de certaines marchandises en franchise de tous droits et taxes sur le territoire de tous les Etats contractants.

Dans les pays adhérents à la convention, le carnet A.T.A. se substitue aux différents documents douaniers normalement requis aux étapes successives d'une opération d'utilisation temporaire de biens à l'étranger : exportation temporaire du pays émetteur du carnet, transit, importation temporaire et réexportation dans le pays de présentation et réimportation dans le pays émetteur.

- Le régime des retours
En cas de refus des marchandises par des clients étrangers, ce régime permet la réimportation des marchandises sur le territoire européen en franchise des droits de douane. Les produits « PAC » ne bénéficient que d’un délai de réimportation de 12 mois, alors que les autres produits bénéficient d’un délai de 3 ans.

Cette procédure très lourde et excessivement coûteuse est à éviter.

De fait, du point de vue sanitaire, un produit communautaire ayant quitté le territoire est considéré comme un produit tiers lors de son retour.

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